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Le secret du bonheur Odile Delcambre Focolari Hedwig Reyntjens |
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L'Evangile permet d'entendre chaque jour Sans lui, je perdrais le nord !
La place de l'Evangile dans ma vie religieuse? Mais il emplit mon horizon ! Complètement. Je ne me vois vraiment pas vivre sans lui.
Je perdrais le Nord. Il donne sens à mes journées, à mes joies, à mes amitiés, à mes peurs, à mes séjours à l'hôpital, à la mort de mes amis, de mes parents.
L'Evangile, c'est un Roc. Sans lui, ma vie n'a plus de sens. L'Evangile au quotidien
Non, non. Le bonheur que Dieu veut pour chacun de nous, ce n'est pas là qu'il faut le chercher.
Il est ailleurs. « Aimez-vous les uns les autres. Faites du bien à ceux qui vous persécutent ».
A l'expérience, c'est vrai que là, et là seulement, se trouve la joie en profondeur, même s'il faut passer par des moments pas faciles à vivre,
quand on a plus envie de mordre que de sourire. Mais c'est payant ! Se laisser bousculer
Pas besoin d'avoir fait Sciences Po pour comprendre l'Evangile.
Il suffit d'ouvrir Le Livre, de lâcher prise et de se laisser bousculer par le message formidable qu'il contient.
J'y passe du temps. Chaque jour, je lis le texte proposé par la liturgie :
Qu'est-ce que Dieu veut me dire aujourd'hui ? Ce qu'il veut me dire, c'est toujours nouveau ! Un amour fou
L'Evangile me révèle surtout et avant tout que Dieu nous aime au-delà du « raisonnable ».
Le larron crucifié à côté de Jésus n'est sans doute pas très recommandable pour être là.
Mais il lui suffit d'un mot d'amour pour que Jésus lui affirme : « Ce soir même, tu seras avec moi dans le paradis ».
Quelle espérance quand on prend conscience de sa propre indignité et quelle consolation quand on perd un être cher !
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Une expérience d'Evangile
La règle d'or
L'origine du mouvement des Focolari remonte à 1943. En plein coeur de la deuxième guerre mondiale, dans la ville de Trente,
au Nord de l'Italie, les bombardements étaient intenses. Tous les projets s'écroulaient. Aller chercher quelqu'un à la gare,
entreprendre des études, autant de tâches impossibles ! On ne savait pas s'il fallait faire face à l'avenir ou à la mort.
Dans cette situation limite, Chiara Lubich s'est demandé : « N'y a-t-il pas d'idéal qui ne puisse être détruit ? »
Et elle comprit : « Seul Dieu ne peut être détruit ; et l'Ecriture est le moyen qui nous reste pour l'atteindre. » Des paroles à vivre
Chiara Lubich et les membres du premier groupe, au tout début, ont pris en main l'Evangile pour lire la Parole de Dieu.
Ils ont découvert que les mots de l'Evangile n'étaient pas des lettres mortes, mais des paroles à vivre.
L'originalité des Focolari consiste à 'vivre' le texte plus qu'à le méditer ou l'étudier.
On a pour habitude de prendre une parole du Nouveau Testament chaque mois.
Celle-ci était commentée par Chiara Lubich jusqu'à sa mort récente, le 14 mars dernier.
A chacun ensuite de mettre en pratique cette parole et de voir ce qu'elle produit en nous.
Il s'agit aussi de faire part à d'autres de cette expérience que chacun fait et ainsi d'élargir l'espace où Dieu se donne en Jésus.
Grâce à ce mouvement, j'ai découvert que c'est le Christ lui-même qui est vivant à travers sa parole, si nous la mettons en pratique.
C'est lui aussi qui nous permet, par sa parole, de donner la vie aux autres.
Cette mise en pratique de la parole de Dieu permet la présence de Jésus au milieu de nous. Le plus petit d'entre les miens
Je peux aussi vous livrer un témoignage personnel, vécu il y a quelques années.
La parole qui nous avait été donnée à vivre était : « Ce que tu auras fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que tu l'auras fait ».
J'étais jeune prêtre ; on m'avait demandé d'aller visiter les paroissiens hospitalisés,
en particulier dans une maison spécialisée pour des malades d'Alzheimer ou des personnes
en soins palliatifs. Lorsque j'y allais, je savais que les rencontres qui m'attendaient seraient vraiment des rencontres avec Jésus. Vous m'avez visité
Le soir, en rentrant chez moi, j'ai téléphoné à un ami prêtre, lui aussi membre des « Focolari ». Je lui ai raconté la scène et celui-ci m'a répondu
: « As-tu compris qu'avant que tu ne la bénisses, son sourire avait été la bénédiction de Dieu pour toi ? » Je cite cette conversation avec cet ami
prêtre pour montrer que l'expérience que nous faisons de la parole doit être partagée. L'expérience de ces échanges que nous avons entre nous fait
partie du travail que fait en nous la parole évangélique. Quand nous vivons ainsi, la présence de Dieu grandit au milieu de nous. Reconnaître Jésus crucifié
Aimer, dans l'esprit diffusé par Chiara Lubich, c'est également reconnaître et aimer Jésus abandonné et crucifié,
dans chaque souffrance, qu'elle soit petite ou grande, et cela toujours, immédiatement et avec joie. ![]() ![]() |