Palestine !
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  • Au moins depuis 1914, comme le rappelle une brève chronologie, sur la terre de Palestine, le dialogue interreligieux est inséparable d'une situation conflictuelle en Europe.

    Un Patriarche contesté, Monseigneur Sabbah, complice de ses compatriotes arabes, a du mal à se faire entendre par ses coreligionnaires alors que des musulmans dans une mosquée de banlieue disent les solidarité avec les palestiniens.

    Théo Klein, l'ancien président du CRIF, tout en affirmant son attachement pour un pays dont il a adopté la nationalité, répond avec sagesse à nos questions. "Juif de France face à Israël" conscient du drame actuel, il est persuadé que les ennemis d'aujourd'hui doivent pouvoir s'entendre.

    En revanche, un historien israélien, Schlomo Sand, est plus pessimiste. Il faudrait dépasser une ambiguité: "Nation juive ou Etat d'Israël".








    L'opération « plomb durci », à la charnière des années 2008-2009, avait soulevé des inquiétudes. Deux personnalités se sont exprimées à propos de ces événements, lors d'une table-ronde organisée par « La maison islamo- chrétienne », le 4 avril dernier.

    « Prêtre arabe en pays musulmans », le Père Elias Zahlaoui, un Syrien, témoigne (la convivialité islamochrétienne est possible) et il proteste (l'Eglise catholique dans son ensemble n'est pas consciente du drame palestinien ni de l'injustice dont ce peuple est victime).

    Quant à Mustapha Chérif, il déplore la perte des valeurs abrahamiques dans une société où l'argent est roi : effet pervers de ce qu'il appelle « une hégémonie mondiale ».



    En rappelant les étapes en Terre Sainte de Benoît XVI, lors de son pèlerinage de mai dernier, L.A.Leproux fait apparaître « un itinéraire symbolique » que Christine Fontaine interprète ensuite en proposant une réflexion théologique: « Les pierres crient » !

    Les monuments font apparaître les drames successifs que la Palestine a traversés au fil des siècles. Elles font entendre aussi une souffrance qui appelle la compassion. La réponse qu'on peut y apporter est promesse de paix.










    Trois témoignages différents qui pourtant se ressemblent : ils manifestent le pouvoir de la non- violence ;

    « Une religieuse à Gaza » a vécu, au coeur des massacres, une expérience d'hospitalité qui chante la vie.
    La « Résistance non violente » du village de Bil'in est perçue par Nicole Bouexel comme une victoire et une promesse de justice.

    Un Marocain, Mostapha Gadiris, recourt à la poésie pour dire sa tendresse à l'égard d'un peuple qu'il compare à un enfant, « une petite écolière palestinienne ».


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