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Depuis le partage du Proche-Orient
jusqu'à la désignation de Mahmoud Abbas et la guerre de Gaza,
les événements de Palestine
sont insépatrables de la politique occidentale.

Aux origines du conflit
Les accords secrets « Sykes-Picot » décident, en 1916, le partage du Proche-Orient entre la France et l'Angleterre,
contrairement aux accords conclus deux ans plus tôt entre la Grande Bretagne et le Shérif de La Mecque, Hussein.
Un an plus tard (1917), le Royaume Uni se déclare en faveur d'un « foyer national juif » en Palestine.
L'Angleterre s'impose en Irak et la France en Syrie, en 1920 ; en 1922 la SDN confiera à la Grande Bretagne
le mandat sur la Palestine avec mission d'y appliquer la Déclaration Balfour.
En cédant à la Turquie le Golfe d'Alexandrette, la France provoque un exode massif de chrétiens et de musulmans syriens.
L'installation d'Israël
Les Nations-Unies décident le partage de la Palestine (29 novembre 1947) et l'indépendance d'Israël est déclarée
le 14 mai 1948. Ces événements s'accompagnent d'actions terroristes menées par des mouvements juifs (Stern, Irgoun, Haganah),
provoquant un exode massif de Palestiniens (850000) et une occupation, par Israël, de territoires débordant les limites du partage.
En 1967, « Guerre des Six Jours » : Israël occupe militairement la Cisjordanie et la bande de Gaza.
Il conquiert et annexe la partie arabe, à l'Est de Jérusalem. S'amorce alors un processus de colonisation au cours
duquel toutes les résolutions de l'ONU demeurent lettres mortes.
La résistance palestinienne prend forme
C'est en 1964 que naît l'OLP qui ne sera reconnue internationalement qu'en 1974. La guerre du Liban (1978-1982)
s'accompagnera du fameux massacre des réfugiés de Sabra et Chatila.
Un soulèvement spontané contre l'occupation israélienne est déclenché en février 1987, entraînant une répression
qui a soulevé l'indignation internationale; c'est la première intifada (appelée «la guerre des pierres»).
En 1988, l'OLP proclame à Alger la naissance de l'Etat indépendant de Palestine avec Jérusalem comme capitale.
Elle prône la cohabitation de deux Etats : Palestine et Israël.
Les réactions
internationales
En 1991, la Conférence de Madrid réunit les USA et l'URSS ; elle sera suivie, en septembre 1993, par les accords d'Oslo.
Ceux-ci marquent la reconnaissance mutuelle entre l'OLP et Israël. Ils ouvrent un processus de négociation devant aboutir
à l'autonomie palestinienne et au règlement du conflit. En réalité, en septembre 1995, les Palestiniens ne contrôleront
que 3% de la Cisjordanie et l'arrivée au pouvoir de Netanyahou bloquera le processus. Le 4 novembre de la même année,
Ytzhak Rabin, un des principaux responsables de ces accords, était assassiné à Tel-Aviv.
Convoqué par le Président Clinton, le « Sommet de Camp David » n'aboutit qu'à un triple refus de la part d'Israël;
il ne veut pas garantir la continuité territoriale du futur état; il exclut la reconnaissance du droit au retour des réfugiés;
aucun droit sur Jérusalem n'est reconnu à la Palestine.
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